Les orientations
1 : Structurer, valoriser et positionner l’offre de bois pyrénéenne sur le marché du bois
Développer des démarches coordonnées entre propriétaires publics et privés sur le massif pour optimiser le dispositif de mobilisation, et livrer du bois au meilleur prix ayant pour objectif : l'augmentation de la part du bois façonné sur celle du bois vendu sur pied, l'optimisation de l’exploitation /territoire : mutualisation des opérations et des coûts, le ciblage « produit » des ventes : identification des bois mobilisables en adéquation avec des contrats de vente réalisés ou potentiels, l'optimisation du « mix produit ».
2 : Mobiliser plus de bois
Initier et soutenir localement et au niveau du massif des mécanismes de mobilisation : présence auprès des propriétaires pour les mobiliser pour autant que le bois soit « vendu », dispositifs d’avances sur recettes pour les travaux et la desserte, recherche de solutions pour une gestion forestière sur toutes les parcelles, y compris de propriétaire inconnu ou non impliqué.
3 : Mobiliser le bois des Pyrénées tout en préservant le fonctionnement des écosystèmes forestiers
Mobiliser « utile » (en terme de rémunération ou de gestion sylvicole), en préservant les potentialités de production de bois et le fonctionnement des écosystèmes « ordinaires »des forêts, et mobiliser « mieux », dans une logique d’amélioration continue (PEFC) : tirer parti des opportunités de préservation de micro-habitats sur chaque parcelle, veiller aux bonnes conditions de régénération et maîtriser les prélèvements de petits bois, valoriser au mieux les fonctions non productives de la forêt (aménités).
4 : Stabiliser les métiers de la forêt et développer les emplois sur le massif
Soutenir les entreprises de la filière et le renouveau des métiers de la forêt, par des politiques de formation au plus proche des conditions réelles de travail, l’amélioration des conditions de travail (rémunération, sécurité, congés, indemnités intempéries …) , des dispositifs d’accompagnement des jeunes entreprises (couveuses, SAS …) et des entreprises installées (réseaux de conseil), mieux utiliser les outils techniques et financiers d’aide aux entreprises, faciliter la gestion des entreprises : coordination des administrations, expertise technique et comptable, optimiser l’organisation et la planification des chantiers.
5 : Intégrer la forêt dans les enjeux de gestion de l’espace rural de montagneEn développant des lieux d’échanges au niveau des Conseils Généraux et des Chambres d’Agriculture pour une meilleure gestion des zones « intermédiaires », une priorisation des efforts de desserte, des démarches paysagères et foncières.